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[ 15 février 2016 by support 0 Comments ]

Le grand invité de l’économie – Boubacar Camara (Sococim) : « Au Sénégal, Dangote a été avantagé »

Boubacar Camara, président du conseil d’administration du cimentier sénégalais Sococim, est le grand invité de l’économie Jeune Afrique/RFI du mois d’octobre 2015. Pour le patron sénégalais, l’arrivée du groupe nigérian Dangote Cement, son nouveau concurrent, au pays de la teranga s’est faite en violation des règles environnementales et sans étude d’impact.

Depuis quelque temps, Boubacar Camara, 57 ans, dénonce l’implantation du groupe Dangote dans le ciment sénégalais. Une arrivée qui, selon le président de Sococim, leader historique du secteur, se serait faite grâce à des passe-droits. Ciment, franc CFA, politique économique de Macky Sall… L’ancien patron des douanes sénégalaises et ex-secrétaire général de Karim Wade lorsqu’il était ministre a répondu aux questions de Jeune Afrique et de RFI.

Le conflit avec Dangote

« Nous ne sommes pas contre un nouveau concurrent, mais nous ne sommes pas d’accord avec les conditions dans lesquelles ce troisième cimentier, le groupe nigérian Dangote, s’est installé au Sénégal : en violation des règles environnementales et sans étude d’impact… Il a bénéficié d’avantages, et la procédure d’arbitrage que nous menons devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi) a pour objet de faire constater cette violation des règles. »

Sococim, symbole de l’Afrique colonisée ?

« Dangote nous le reproche [Sococim est la filiale d’un groupe français], mais la critique s’adresse à tout le Sénégal. Je m’étonne qu’un investisseur vienne dans un pays et dise que ce dernier est toujours une colonie. »

Une politique économique décevante

« Le taux de croissance est remonté, après avoir chuté à 2 % au moment de la crise de 2008. Un effort important est fait en matière d’investissement et de climat des affaires. Mais il y a un problème de productivité et de compétitivité. Quant au plan Sénégal Émergent, le problème est la lenteur dans la mise en œuvre des grands projets. »

La mise en cause du franc CFA

« Commençons par avoir un niveau de croissance et de vie suffisamment important avant de parler de la réforme de la monnaie. »

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[ 28 janvier 2016 by support 0 Comments ]

Quand des modèles de réussite nourrissent les ambitions de la jeunesse.

La  4ème édition des Rentrées Citoyennes, organisées par le magazine Intelligences dirigé par madame Amy Fall Sarr, a eu lieu hier au Grand-Théâtre. Et sous la présidence de la ministre Maïmouna Ndoye Seck, aux côtés de qui trônaient des parrains émérites comme Madame Maïmouna Kane Touré et Cheikh Hamidou Kane, six mentors triés sur le volet expliquèrent 4 heures durant aux jeunes de notre pays comment ils avaient arpenté les chemins escarpés qui les auront menés à la réussite.

 

Le Grand Théâtre National de Dakar avait hier un air de jouvence et bienheureusement dissipé, garni qu’il était de 2 000 adolescents, venus de leurs écoles et instituts avec leurs proviseurs et directeurs, recevoir des ‘’leçons de vie’’, dispensées par six mentors qui avaient pour nom, dans leur ordre de passage, Boubacar Camara, actuel PCA de la Sococim, Fatou Sow Sarr, Directrice du laboratoire genre de L’IFAN, Kabirou Mbodj, PDG du Groupe Wari, Alexandre Alcantara, PDG du Groupe Kirène, le Docteur Amy Ndao Fall, Directrice Médicale de Sanofi pour l’Afrique de l’ouest et Amadou Diaw, Président Fondateur de L’ISM de Dakar. Le premier à prendre la parole fut Boubacar Camara, ancien DG des Douanes Sénégalaises et actuel PCA de la Sococim.

Le cours magistral de Boubacar Camara

Dans un style surprenant, décontracté et novateur, il a su dès sa prise de parole se mettre au diapason de sa jeune assistance en s’adressant à elle, avec ses codes de langage et ses gimmicks et ce, sans jamais tomber dans un jeunisme de mauvais aloi. Ignorant le pupitre, pour demeurer dynamique, I-PAD à la main, se déplaçant au-devant de la scène avec aisance et connivence, il a distillé avec humour des vertus cardinales qui valent encore aujourd’hui et qui ont touché juste là où il fallait son auditoire, avec une faconde jubilatoire.

‘’Né au siècle passé’’ comme il dit, il a opposé son parcours de connaissances fait de travail et d’abnégation à celui de nos jeunes d’aujourd’hui qui ont l’avantage d’avoir à côté d’eux ‘’leur bajjen Google’’ , ce qui a d’emblée ravi la salle du Grand Théâtre. Il leur exposa ses ‘’like’’ et ses ‘’dislike’’, sous forme de viatiques couplés, nécessaires à une belle carrière professionnelle et à une véritable vie d’homme.  Boubacar Camara a d’abord rappelé aux étudiants l’importance de l’éducation et de la formation, notamment des jeunes, qui est cruciale dans leur développement personnel, leur a enjoint de toujours côtoyer la persévérance et l’honnêteté, sans jamais se départir de la force de faire face à l’adversité et du savoir-faire, preuve de dépassement, sachant que tout ce qui ne te tue pas te rend plus fort, citant Nietzsche.

L’homme a ensuite décliné le couple Humilité/Intégrité, nécessaire à tout sens du leadership, avant d’espérer que ses conseils ne soient pas ‘’aiguillés dans les spams de ses auditeurs’’, ouvrant avec eux un débat espéré et ouvert dans sa boîte ‘’becamou@gmail.com’’. Ce qui finit de ravir les jeunes, leur assénant qu’‘’on ne réussit jamais par hasard !’’ Et en leur ordonnant de ne pas avoir peur.

Des parcours singuliers

Tous étaient venus répondre à l’invitation de Amy Fall Sarr qui tient, selon ses propres dires, à ‘’tenir la main de nos élèves et de nos étudiants, pour les rassurer et leur rappeler que le bon travail, le culte de l’excellence et la citoyenneté sont les conditions sine qua non d’un avenir sociétal prometteur’’. Comment ces hommes et ces femmes au leadership affirmé ont-ils réussi ? De quelles valeurs se sont-ils armés ? Quels ont été les obstacles à déjouer sur leur route ? Telles étaient les questions qui allaient étayer les exposés et récits de ces six mentors, face à un auditoire attentif et parfois sublimé et enthousiaste.

Que ce soit ensuite Kabirou Mbodj qui conta ses aventures, ses échecs et ses conquêtes dont la plus fameuse est l’iconoclaste WARI, ou Fatou Sow Sarr et le Docteur Amy Ndao Fall qui réconcilièrent le genre féminin avec l’affirmation du possible en réussite, ou encore Alexandre Alcantara qui prêcha l’abnégation et le courage, toutes les valeurs citoyennes furent visitées.

A l’applaudimètre, Amadou Diaw, le sémillant Président Fondateur de l’ISM, précurseur des grandes écoles de commerce et de formation, fit un tabac, dans une allocution courte et percutante, demandant juste aux étudiants de ‘’faire leur part et leur devoir pour leur pays en réalisant seulement ce à quoi ils étaient disposés, et à croire avant tout à eux-mêmes’’.

La Grande Rentrée Citoyenne saison 4 a vécu, vivement la saison 5… Pour un pays qui a fait de l’émergence de sa jeunesse son propre viatique pour se sortir du marasme et de l’ignorance.

Jean Pierre Corréa

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[ 19 janvier 2016 by support 0 Comments ]

Boubacar CAMARA: « Le problème du PSE, c’est la lenteur… »

DAKARACTU.COM  :Ce n’est pas tous les jours qu’il sort du bois. Lui, c’est l’ancien Directeur général de la Douane, Boubacar Camara, ex-Secrétaire général du ministère de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie (Miciti), au moment où Karim Wade était tout puissant ministre du ciel et de la terre. Boubacar Camara a choisi Radio France international (RFI), à l’émission « Eco d’ici, éco d’ailleurs » pour s’attaquer à Dangote.
L’occasion faisant bien le larron, Boubacar Camara s’est intéressé à la situation globale de l’économie sénégalaise. Ainsi, croit-il savoir, le problème du Plan Sénégal Emergent (PSE), « c’est la lenteur dans la mise en œuvre des grands projets ».  Il constate aussi qu’il y a un problème de « productivité » et de « compétitivité », mais reconnaît qu’il y a « un important effort qui est fait en matière d’investissement et de climat des affaires ». Et que le taux de croissance est remonté, après avoir chuté à 2% au moment de la crise en 2008.
Mais l’essentiel de la sortie de Boubacar Camara est consacré à l’implantation de Dangote au Sénégal. « Nous ne sommes pas contre un nouveau concurrent, mais nous ne sommes pas d’accord avec les conditions dans lesquelles ce troisième cimentier, le groupe nigérian Dangote, s’est installé au Sénégal, en violation des règles environnementales et sans étude d’impact ». Pour M. Camara, la procédure qui est justement engagée au niveau du Centre international pour le règlement des différends « a pour objet de faire constater cette violation des règles ». Il s’étonne en outre qu’Aliko Dangote pousse la galanterie jusqu’à assimiler « la Sococim à un symbole de l’Afrique colonisée, alors qu’il vient  investir au Sénégal ». Pour lui, cette attaque ne s’adresse pas seulement à la Sococim mais « à tout le Sénégal ».
Enfin, Boubacar Camara est tout doux avec Karim Wade : « Durant mes trois années dans son ministère, j’ai côtoyé des gens extrêmement compétents. Je ne peux vous parler que de Karim Wade que je connais et vous dire qu’il a été un bon leader et un excellent ministre. Les règles étaient respectées. »

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[ 19 décembre 2015 by support 0 Comments ]

Boubacar CAMARA aux jeunes : « Kulléén né Xaalis dañukoy lijënti daf léén di nax ƒ‚»

Un des mentors de la cérémonie de la Grande Rentrée Citoyenne, le PCA de la Sococim, Boubacar Camara, a livré un discours « assez jeune ƒ‚» à  tous ces élèves et étudiants qui ont pris d’assaut la salle du Grand Théâtre. Mr. Camara s’est surtout inspiré du langage actuel des jeunes pour se faire comprendre. « Il y a des couples que j’ai « like ƒ‚», et d’autres que j’ai « dislike ƒ‚» ƒ‚» dira-t-il, faisant référence aux fameuses émoticônes de Facebook. « Personne ne peut vous comprendre, parce que vous êtes des privilégiés par la disponibilité de l’information, parce que vous avez une « badiène ƒ‚» (tante) qui s’appelle « Google ƒ‚» ƒ‚» leur dira-t-il. « Il est presque impossible de vous parler, parce que vous êtes connectés « every where ƒ‚», « any time ƒ‚», vous êtes connectés même aux endroits où il ne faudrait pas l’être ƒ‚». Faisant la leçon, il indiquera que durant sa formation qui a abouti à  une spécialisation dans beaucoup de domaines, « docteur en droit, inspecteur des douanes, inspecteur général d’Etat ƒ‚», en plus du savoir il faudra un savoir-faire. Il faut aussi un réseau du coté du cv, conseillera t-il, ainsi que la maîtrise des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Pour finir, il les a appelé a s’armer de courage et d’éviter la facilité : «Je ne comprends pas le discours que l’on sert aux jeunes, ceux qui vous disent que l’argent ne s’acquiert pas avec le travail, mais plutôt par des manigances, vous trompent ! ƒ‚» www.dakaractu.com
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